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Posted on October 13 2014 by loudmila

Les Messagers et Messagères de Lourdes

Depuis Vatican II, l'église a renforcé une meilleure prise de conscience de la complémentarité de la vocation religieuse et de la vocation des laïcs.

Notre Institut, dés son origine, a toujours cherché la collaboration des laïcs pour leur engagement apostolique. Cependant, mais pas systématiquement, nous avons avancé pour nous organiser.

C'est avec une grande joie que je vous présente ces statuts. Mais plus grande est la joie de voir qu'ils favoriseront des laïcs intéressés pour vivre le charisme et la spiritualité de notre Institut. Cela est un trésor que nous, les sœurs ne pouvons vivre sans vous.

Les membres de la Famille Spirituelle de Lourdes vivent ce charisme et la spiritualité différemment : nous, les sœurs dans la communauté et vous laïcs en famille.

Ce document contribuera, je pense, à la connaissance qui s'approfondit sur la vocation des laïcs, hommes et femmes dans l'Église d'aujourd'hui. Le plus important est que ce texte nous aide à avancer dans une plus large compréhension du rôle important que la Famille Spirituelle de Lourdes représente pour la vie de l'Institut et de l'Église.

Nous vous recommandons de lire et d'étudier le document qui vous sera remis et de le méditer, seul ou avec d'autres personnes.

Dieu a clairement encouragé d'assumer la vocation de la Famille Spirituelle de Lourdes ces derniers temps dans différents pays et villes. Merci de chercher à travailler pour que d'autres puissent aussi découvrir la beauté de la vocation de laïcs dans l'Église et faire partie de cette grande famille.

Merci à toutes les sœurs et laïcs qui ont lutte et ont contribué à la rédaction de ce document. Que le Seigneur vous récompense pour tant de dévouement et d'engagement.

En terminant, je souhaite que la Famille Spirituelle de Lourdes puisse être " un signe de vie et d'espérance " dans la société et le monde dans lequel vous vivez, par votre témoignage d'amour salvifique de Dieu qui se manifeste à Lourdes. Que le Seigneur Dieu, par l'intercession de Marie Immaculée, vous bénisse.

Sœur Loiri Lazzarotto, Supérieure Générale

Introduction

Les laïcs sont simplement l'immense majorité du peuple de Dieu.

À leur service, il y a une minorité : les ministres ordonnés. La conscience de l'identité et de la mission des laïcs dans l'Église s'est accrue. Nous disposons d'un laïcat nombreux, bien qu' insuffisant, avec un sens communautaire bien enraciné et une grande fidélité à l'engagement de la charité, de la catéchèse, de la célébration de la foi. Mais la responsabilité de laïc qui naît du Baptême et de la Confirmation ne se manifeste pas de la même façon chez tous. Dans certains cas parce qu'ils ne sont pas formés pour assurer des responsabilités importantes, dans d'autres cas pour n'avoir pas trouvé d'espace dans leurs Églises particulières afin de pouvoir s'exprimer et agir, à cause d'un cléricalisme excessif qui les maintient en marge de décisions. Aussi, même si on note une plus grande participation de beaucoup aux ministères laïcs, cet engagement ne se reflète pas dans la pénétration des valeurs chrétiennes dans le monde social, politique et économique. Il se limite bien des fois à des tâches internes à l'Église sans réel engagement pour la mise en œuvre de l'Évangile en vue de la transformation de la société.

La formation des laïcs et l'évangélisation des catégories professionnelles et intellectuelles représentent un défi pastoral important. ( " in Evangelii Gaudium " 102. Pape François )

Depuis la fin du Concile Vatican II, de nombreux laïcs, hommes et femmes, luttent pour trouver une place dans notre Église. Avant cette rencontre historique, on croyait que seuls les prêtres et les religieux avaient ce qu'on appelait une vocation, sans toucher les laïcs, qui n'avaient pas d'appel particulier dans ce domaine. Heureusement, lorsque le concile a pris fin, ce malentendu à été corrigé et laïcs, hommes et femmes, au moins en théorie, avaient leur légitimité, et leur place dans l'Église.

L'Esprit sanctificateur, promis et envoyé par Jésus aux apôtres, poursuit en tout temps la sanctification de l'Eglise, conférant ses dons aux personnes et aux institutions, leur donnant en même temps, vitalité et force pour l'action.

Si cela se passe ainsi sur le plan personnel et individuel, il en est de même au sens large et collectif: un institut religieux surgit dans l'église par une intervention particulière de l'Esprit qui le suscite en vue d'un dessein spécial de Dieu et le confie à certaines personnes au bénéfice de l'Eglise.

L'Institut

L'Institut de L'Immaculée Conception Notre Dame de Lourdes est né d'une intuition. Dés 1842, Mgr Laurence, évêque de Tarbes, avait un projet qu'il confiera au Père Jean Louis Peydessus, missionnaire de Notre Dame de Garaison: fonder une congrégation ayant pour but le soulagement des âmes du Purgatoire, les oeuvres de retraites, la formation des jeunes pauvres " dans la vertu ", le ménage, avec l'admission des personnes d'un certain âge qui voulaient se consacrer à Dieu dans la vie Religieuse.

Pour réaliser ce projet, le Père Peydessus et Eugénie Ducombs ont attendu vingt ans. En août 1863, le Père Peydessus annonce à Eugénie Ducombs que l'évêque pense arrivé le moment opportun pour réaliser la fondation. C'est ainsi que le 15 Décembre 1863, le projet sera mis en oeuvre: Eugénie Ducombs (Mère Marie de Jésus Crucifié), Elisa Abadie ( Soeur Madeleine) et Jeanne Marie Mandret (Soeur Marthe) feront profession religieuse dans la chapelle de Garaison, devant la statue de la Vierge du Coeur Immaculée et Souffrant entre les mains de Mgr Laurence, en présence du Père Peydessus ainsi que de nombreux amis et fidèles.

Ainsi fut fondée la Congrégation des Soeurs du Coeur Immaculée et Souffrant de Marie, premier nom de la Fondation.

Par les soins du Père Peydessus, les Soeurs seront installées à Lannemezan le jour même, pour partager un logement avec Frère Jean et ses pauvres de l'asile. Ce frère avait eu l'idée de rassembler les personnes âgées pauvres de la région et de prendre soins d'elles. Lorsque Mère Marie de Jésus Crucifié et les deux premières compagnes sont arrivées l'oeuvre du frère avait prospéré, il avait besoin de plus d'espace et de meilleures installations. Il transféra alors l'oeuvre à Galan. Initialement jusque-là, le Frère Jean avait fait seul le travail, mais avec l'expansion de l'oeuvre, il avait besoin d'aide. Il pensait aux Soeurs de Lannemezan.

Les sept premières années furent très difficiles à Lannemezan. Les Soeurs manquaient de tout, seules les vocations abondaient. L'évêque était inquiet : " comment occuper tant de gens ".

La congrégation grandissait. Il était logique qu'elle et les nouveaux besoins invitent à l'expansion.

La Mère Fondatrice aussi se préoccupait de cela. Malgré la fondation de Galan en 1867, elle pensait à LOURDES. Elle y voyait le lieu privilégié pour l'épanouissement de sa famille religieuse et la possibilité de lui donner une destination définitive. L'oeuvre des retraites, pour lequel l'Institut a été fondé, ne pouvait obtenir un meilleur succès, compte tenu du climat spirituel et du flux de pèlerins à la recherche de lieux de silence et de prière, à proximité de la grotte. La main de la Providence guidait les événements vers une fin prometteuse.

A ce moment là,l'appel de Notre Dame adressé à Bernadette à la grotte de Lourdes, suscitait en France et dans le monde, l'éveil d'une nouvelle ferveur religieuse. Lourdes devenait vraiment un lieu de pèlerinage mondial et l'endroit se transformera progressivement pour assurer l'accueil des pèlerins et des malades.

Avec le soutien de Mgr Pichenot, la Congrégation s'installe à Lourdes le 2 Juillet 1870, Fête de la Visitation de Notre Dame. La Mère écrit ce premier matin à Lourdes: " De grand matin, dès trois heures et demi, nous nous sommes dirigées vers la Grotte où nous sommes allées nous dévouer, nous donner à notre Mère Immaculée de Lourdes. Nous lui avons promis de contenter son Coeur Immaculé et de nous dépenser à son service, pour la gloire et le salut des âmes". Le 8 décembre, au cours de la célébration des Vêpres dans la crypte du Sanctuaire de Lourdes, l'Evêque Mgr Pichenot a dit au Soeurs: "A partir de maintenant, vous serez les Soeurs de L'Immaculée Conception de Notre Dame de Lourdes"

Peu à peu la nouvelle communauté s'est structurée. L'atmosphère spirituelle de Lourdes était favorable en raison de la présence de la Grotte et sanctifiée par les Apparitions de la Vierge. Ainsi, s'est tracé leur identité: charisme, spiritualité et esprit.

Répondant à leur vocation de Religieuse apostolique, les petites communautés se sont établies dans les paroisses, dans les nombreux villages des Hautes Pyrénées, mais aussi dans les régions voisines. Les Soeurs ont répondu rapidement aux demandes de fondations en France et au-delà des frontières : Belgique 189, Italie 1892, Turquie 1895, Argentine 1900, Angleterre 1903, Brésil 1908, Chili 1911, Portugal 1980, Roumanie 1992, Côte d'Ivoire-Afrique 1995. Poursuivant la volonté de Mère Marie de Jésus Crucifié et du Père Peydessus, les Soeurs cherchent à vivre le charisme : " être signe de vie et d'espérance, témoignant de l'amour salvifique de Dieu qui s'est manifesté à Lourdes ", à travers leur vie de prière, la vie communautaire et la vie apostolique. Ouvertes aux signes des temps, elles poursuivent l'expansion de la mission, selon les nouveaux appels de la Société et de l'Eglise.

Fondement historique

Notre Mère Fondatrice, Mère Marie de Jésus Crucifié a vécu comme laïque consacrée à Bernadets-Dessus, paroisse de son frère prêtre Rémy Ducombs. La " douce demoiselle " comme les gens l'appelaient, par le ministère de son frère multipliait les gestes de charité, enseignait le catéchisme aux enfants, guidait les jeunes dans le voie de la piété.

On pouvait voir en elle l'esprit de foi qui a dominé sa vie, un grand zèle pour le salut des âmes, édifiant tous par son exemple.

L'héritage du Père Peydessus est un exemple d'une vie de travail, de prère, vécue au service de l'Eglise, avec une attention particulière pour les plus pauvres et une confiance filiale à Marie. Homme de fort caractère, en particulier dans sa vie quotidienne pleine de Dieu, il a consacré beaucoup de temps à écouter en confession. Beaucoup trouveront en lui encouragement et enthousiasme. Dans la direction spirituelle, il orientait chacun vers Jésus Christ selon sa vocation et en utilisant ses compétences pour le bien de l'Eglise et de la Société. Il exhortait tous à être des apôtres de la Sainte Vierge.

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     Fondateurs   /   Petit Couvent                  Page N° 5
     Fondateurs   /   Petit Couvent                  Page N° 5

Fondateurs / Petit Couvent Page N° 5

La Famille Spirituelle de Lourdes

La Famille Spirituelle de L'IMMACULEE CONCEPTION DE NOTRE DAME DE LOURDES trouve son origine au cours du Chapitre Général de Janvier 1973, avec le nom de " laïques agrégées ".

La proposition présentée au Chapitre a été étudiée par les membres de la session et après discussion, réflexion et prière, elle a été approuvée "ad experimentum ".

Le Chapitre de 1981 a maintenu l'expérimentation décidée en 1973. Le chapitre de 1997, partageant l'expérience acquise et compte tenu de nouveaux appels, établit une nouvelle dénomination: " Missionnaires Laïcs Notre Dame de Lourdes ". Le même Chapitre Général a choisi d'accepter des laïcs, hommes et femmes majeurs quel que soit leur âge.

Le Chapitre Général de 2003 a repris le thème, amplifié la réflexion et réécrit le Directoire Général n°163.

Le Gouvernement Général a tenu en Aoüt 2013 une réunion dans la Province du Brésil-Rio de Janeiro, avec les responsables des groupes et la participation de deux membres de la Famille Spirituelle de Lourdes du Brésil. Ce groupe a encouragé la Famille Spirituelle de Lourdes dans toutes les Provinces et Délégation. A cette occasion fut créé le Statut Général de la Famille Spirituelle de Lourdes.

Pèlerinage des Messagers de Lourdes du Brésil et Chili
Pèlerinage des Messagers de Lourdes du Brésil et Chili
Pèlerinage des Messagers de Lourdes du Brésil et Chili

Pèlerinage des Messagers de Lourdes du Brésil et Chili

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Pèlerinage des Messagers de Lourdes

" Aller à la Fontaine, boire, se laver et témoigner ".

Du 23 Septembre au 01 Octobre 2014, un groupe de Messagers de Lourdes est arrivé du Brésil et du Chili en France pour un séjour au Petit Couvent.

Ce début de pèlerinage commence par une procession suivie de la Messe à la Chapelle du Petit Couvent célébrée par Mgr Majella qui accompagne le groupe.

Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle
Procession et Messe à la Chapelle

Procession et Messe à la Chapelle

Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine
Partage du programme de la semaine

Partage du programme de la semaine

Présentation de Lourdes et des Sanctuaires

1- Un peu d'histoire

Il est certain que les hommes des premiers âges habitèrent ce coin de Bigorre, comme en attestent les haches en silex, les pierres taillées et les ossements trouvés dans les grottes des "Espélugues" actuellement chemin de croix des Sanctuaires Notre Dame de Lourdes.

Les Gaulois, les Romains, les Barbares et les Maures fortifièrent successivement le rocher de Lourdes où se trouve édifié le Château Fort.

Depuis le IX éme siècle, la ville fut tour à tour de possession anglaise puis française. Durant les guerres de religions au XVI éme siècle, elle fut saccagée par les troupes huguenottes.

Au XVII éme siècle, le rattachement de la Bigorre à la France (1607) ainsi que les progrès réalisés dans l'emploi des armes diminuent l'importance de la citadelle; Elle conserve une petite garnison et devient prison d'Etat ( château ).

Traversant sans trop de dommages la Révolution Française (1789 ), Lourdes devient au XIX éme siècle une petite ville agréable. Au début des années 1850, le Château était occupé par une garnison d'infanterie. La ville n'était alors qu'une étape pour les curistes attirés par les eaux de Barèges,Cauterets, Luz-Saint-Sauveur et Bagnères-de Bigorre et pour les premiers pyrénéites en route vers Gavarnie. Lourdes n'était qu'un modeste chef-lieu de canton de 4135 habitants.

2- Les Sanctuaires

Les Sanctuaires de Lourdes constituent le plus grand centre de pélerinage français. Les Sanctuaires ont été édifiés après les apparitions de L'Immaculée Conception à Bernadette Soubirous en 1858. Le 18 Janvier 1862, au nom de toute l'Eglise, l'évêque du diocèse de Tarbes, Mgr Laurence, publie un amendement par lequel il reconnait officiellement les apparitions de Lourdes :

" Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, est réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 Février 1858 et les jours suivant, au nombre de dix huit fois, dans la grotte de Massabielle, près de la ville de Lourdes; que cette apparition revêt tous les caractères de la vérité, et que les fidèles sont fondés à la croire certaine. Nous soumettons humblement notre jugement au jugement du Souverain Pontife qui est chargé de gouverner l'Eglise universelle ".

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Visite du Musée Sainte Bernadette

Il est bon de s'arrêter au Musée Sainte Bernadette. Il se situe à quelques mètres du Sanctuaire et il retrace la vie de Sainte Bernadette, le Message de Lourdes.

Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette
Départ pour le Musée Sainte Bernadette

Départ pour le Musée Sainte Bernadette

Sur les pas de Bernadette

1- Le Moulin de Boly

C'est au Moulin de Boly que Bernadette Soubirous naît le 7 Janvier 1844. pendant dix ans Bernadette habitera le moulin de Boly avec ses parents, Louise et François Soubirous, des meuniers qui gagnent dignement leur vie.

Avec ses parents, bernadette va faire une découverte importante dans la vie de chaque homme et chaque femme : la beauté et la grandeur de l'amour humain. Cette expérience fera d'elle une personne très équilibrée, en particulier dans les moments difficiles, de la pauvreté et de maladie.

Bernadette est l'aînée de neuf enfants dont quatre seulement atteindront l'âge adulte. Elle ne parle que le Bigourdan. Elle apprend le français un peu plus tard, à l'école, chez les Soeurs de la Charité de Nevers.

Aux dires de Bernadette, le Moulin de Boly, c'est " le moulin du Bonheur ". Sa famille y travaille, y prie. Son père et sa mère sont de braves gens, généreux avec les pauvres.

En dix ans les " coups durs " se succèdent : mort de plusieurs frères et soeurs, maladie de Bernadette, accident de travail du père qui se crève un oeil et surtout la " révolution industrielle " qui provoque la faillite des petits moulins familiaux comme celui de Boly. L'amour et la foi qui règne dans la famille, permettent de faire face aux épreuves. Les Soubirous fondent leur bonheur sur ce qui est essentiel. C'est pourquoi bien qu'ils soient devenus pauvres et ruinés, ils restent " debout ".

En 1854, il n'y a plus assez d'argent pour payer le loyer et les Soubirous sont expulsés. Une lente descente sociale, professionnelle, humaine.

Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly
Visite  du Moulin de Boly

Visite du Moulin de Boly

2- Le Cachot

Après le départ du Moulin de Boly, les Soubirous n'arrivent pas à trouver une situation stable. François loue un moulin moins cher et plus petit. Malheureusement c'est un nouvel échec. Plus assez d'argent pour louer un autre moulin.

François Soubirous devient " brassier ", il vent la force de ses bras. Ce n'est pas assez pour vivre, Louise doit faire des ménages. Bernadette reste à la maison pour garder ses frères et sa soeur.

La famille Soubirous échoue donc rue des Petits Fossés en Février 1857. Cette maison a servi de prison jusqu'à 1824, date à laquelle elle a été jugée trop malsaine pour y loger des prisonniers. La pièce la plus sordide de cette bâtisse a été habitée par les Soubirous ( les parents, Bernadette, sa petite soeur Toinette et ses petits frères, Jean-Marie et Jusin).

Le Cachot, une unique pièce de 16 m2 servant à la fois de cuisine, de salle à manger, de chambre et cela pour six personnes. En venant du Moulin de Boly, on mesure la déchéance. La chambre était noire et malsaine. Comme meubles : deux pauvres lits à droite en entrant et une seule malle pour mettre le linge. Cependant, il règne dans cette famille une entente, un amour des enfants, un climat très simple de prière qui marquera à tout jamais âme de Bernadette.

Elle ne va pas à l'école mais elle n'a qu'un désir apprendre à lire et à écrire, elle ne parle que le Bigourdan. Elle ne va pas au catéchisme non plus donc pas de première communion.

Et comme cela n'était pas suffisant, la petite Bernadette va vivre l'une des épreuves la plus douloureuse de sa vie. Le 27 Mars 1857, elle voit deux gendarmes arrêter son père simplement parce que le boulanger voisin Maisongrosse s'est fait voler deux sacs de farine. Ce dernier dira : " je soupçonnais le nommé François Soubirous, c'est seulement son état de misère qui m'a fait croire qu'il pourrait être l'auteur du vol ".

En traversant toutes ses épreuves, les Soubirous continuent de s'aimer, de prier et rien ne peut briser leur solidarité familiale.

Le cachot est inséparable de la Grotte puisque Bernadette y vit durant toute la période des apparitions.

Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot
Visite du Cachot

Visite du Cachot

3- L'Eglise Paroissiale / Baptistère

Deux jours après sa naissance, la petite Bernadette, le premier enfant de François et Louise Soubirous, était baptisée le 9 Janvier 1844 dans l'église paroissiale aujourd'hui disparue. L'église du Sacré Coeur conserve la cuve baptismale et l'acte de baptême de Bernadette ainsi que la statue de Saint Jean Baptiste. Depuis 2008, à l'occasion du Jubilé du 150 éme anniversaire des apparitions, nous y trouvons également un retable: les huit scènes représentent les évènements qui ont particulièrement marqué le cheminement spirituel de Bernadette depuis son Baptême jusqu'à la première communion.

Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale
Visite de L'Eglise Paroissiale

Visite de L'Eglise Paroissiale

4- L'ancien Presbytère

L'usage du bâtiment a changé depuis 1858 mais l'aspect extérieur est resté. Une partie du mur de la cour a été conservé avec la petite porte que Bernadette a franchi plusieurs fois.

A l'ancien presbytère de Lourdes se sont déroulées des rencontres importantes en Bernadette et l'abbé Dominique Peyramale. Bernadette rencontre pour la première fois le curé de la paroisse le mardi 2 Mars 1858. Ce jour là, elle y vient parce qu'elle est chargée par " Aquero " d'une mission bien précise.

Au matin du 2 Mars (13ème apparition), l'abbé Peyramale voit arriver Bernadette porteuse de la demande de celle qui lui apparaît : "Allez dire aux prêtres qu'on vienne ici en procession et qu'on fasse construire une chapelle "

Bernadette se fait accompagner de sa marraine, la tante Bernarde. Arrivée au presbytère, elle ne tarde pas à transmettre le message : "La dame a dit de venir en procession ". Une fois sortie de chez Monsieur le curé bernadette s'est souvenue qu'elle avait oublié une partie de la commission de la Dame. Elle tient donc à retourner aussitôt au presbytère. L'abbé Peyramale prend le temps de l'écouter et de l'interroger. " La Dame a dit : Allez dire aux prêtres de bâtir ici une chapelle. "

Impressionné, il demande pourtant une preuve : " Que la jeune fille dise son nom et fasse fleurir le rosier "

Trois jours de suite la Dame envoie Bernadette auprès du curé pour qu'il accepte de construire une chapelle. Comme elle n'a toujours pas donné son nom le curé se moque de la demande de Bernadette.

Mais le 25 Mars, fête de l'Annonciation (16ème apparition), Bernadette revient au presbytère porteuse de la réponse attendue. L'apparition enfin dit son nom : " Que soy era Immaculada Counceptiou " (Je suis l'Immaculée Conception)

Bernadette ne comprend pas. Pour ne pas oublier la phrase de la Dame, elle le répète tout le long du chemin. Elle arrive au presbytère et crie à Monsieur le curé : " Que soy era immaculada Counceptiou "

L'abbé reste très ému par ces paroles prononcées. Il est convaincu que Bernadette ne peut pas avoir inventé cette phrase à laquelle elle ne comprend rien. C'est vraiment la Sainte Vierge qui lui est apparue.

Porte franchie par bernadette
Porte franchie par bernadette

Porte franchie par bernadette

5- L'Hospice

C'est là que Bernadette va à l'école à partir du 17 Janvier 1858 et qu'elle vit à partir du dimanche 15 Juillet 1860 jusqu'à son départ de Lourdes le mercredi 4 Juillet 1866.

Le bâtiment central de l'actuel hôpital de Lourdes a conservé intacte la façade de l'Hospice où Bernadette a vécu. La communauté des Soeurs de la Charité de Nevers y est installée.

Fidèles à leur vocation, les Soeurs remplissent là leur double mission de soigner les malades les plus pauvres et d'éduquer les enfants les plus démunis. Bernadette y vit en externe dans la classe des " indigentes " de Janvier 1858 au 4 Juillet 1860, puis comme pensionnaire jusqu'au 4 Juillet 1866, date de son départ définitif de Lourdes.

Le couloir mène à l'oratoire, la grande chapelle au fond ayant été construite après, lieu qui commémore la première communion de Bernadette puisque c'est dans la Chapelle de l'Hospice, le 3 Juin 1858, le jour de la " Fête-Dieu " (Fête du Corps et duSang du Christ) que Monsieur le curé, l'abbé Peyramale fera faire à Bernadette sa première communion.

Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel
Hospice 1858 / Hospice actuel

Hospice 1858 / Hospice actuel

Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
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Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent
Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent

Pause déjeuner salle à manger Petit Couvent

6- Bartrès

A quelques kilomètres de Lourdes, un petit village, Bartrès. Bernadette y a vécu à deux reprises, d'abord toute petite et à l'âge de treize ans en 1857.

1er séjour de Bernadette à Bartrès en novembre 1844 à Avril 1846

Bernadette née le 7 Janvier 1844 au Moulin de Boly. Au mois de novembre de la même année, Tante Bernarde conduit sa nièce et filleule à Bartrès, car Louise Soubirous ne peut plus l'allaiter. Marie Aravent, épouse Lagües, une cliente du moulin des soubirous vient de perdre un enfant de treize jours et peut allaiter Bernadette. Elle accepte d'être sa nourrice. Les témoins attestent que François Soubirous, le papa de Bernadette venait voir sa fille presque tous les jours.

2ème séjour de Bernadette à Bartrès en automne 1857 à Janvier 1858

En Septembre 1857, on décide de faire monter Bernadette à Bartrès, chez son ancienne nourrice, " pour qu'il y ait une bouche de moins à nourrir ". Elle se retrouve domestique de ferme. Elle gardait les brebis presque tous les jours (bergerie). Un travail dehors , au plein coeur de l'hiver.

Ce qui faisait le plus de peine à Bernadette durant cette période à Batrès était de ne pas pouvoir se préparer à sa première communion. Le catéchisme en français proposé par Marie Lagües, des formules à apprendre par coeur était vraiment difficile pour Bernadette. Lorsqu'elle se retourna vers l'abbé Ader, curé de la paroisse de Bartès afin de bénéficier du catéchisme en Bigourdan, il annonça de son départ prochain du village. Plus de prêtre à Batrès depuis le 3 Janvier.

Bernadette décide alors de rentrer à Lourdes. Le dimanche 17 Janvier, elle va prévenir ses parents. Elle ne revient pas à Batrès. Bernadette est restée avec sa famille au Cachot et elle ne reviendra à Bartrès que pour quitter définitivement la maison Burg, sans grand bagage le 21 Janvier.

Bernadette dira avec assurance en quittant Batrès : " Monsieur le curé veut me faire faire ma première communion ". Elle en a le sentiment et la certitude. On peut dire que c'est à ce moment là que Bernadette a pris sa première grande décision.

Visite de Batrès  : Bergerie / Ferme de Marie Lagües aux portes closes / Eglise paroissiale
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Visite de Batrès  : Bergerie / Ferme de Marie Lagües aux portes closes / Eglise paroissiale
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Visite de Batrès  : Bergerie / Ferme de Marie Lagües aux portes closes / Eglise paroissiale
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Visite de Batrès  : Bergerie / Ferme de Marie Lagües aux portes closes / Eglise paroissiale

Visite de Batrès : Bergerie / Ferme de Marie Lagües aux portes closes / Eglise paroissiale

Le Message de Lourdes

Dans cette grotte de Massabielle, " vieille roche ", la Vierge Marie est apparue dix huit fois à Bernadette, entre le 11 février et le 16 juillet 1858. C'est là que Dieu a voulu, non pas ajouter quelque chose à la Révélation car tout est dit dans l'Evangile mais simplement rappeler la Bonne nouvelle.

Du temps de Bernadette, les lieux étaient différents. On le voit bien quand on se rend au Musée Sainte Bernadette et que l'on regarde la maquette. La Grotte était en dehors de la ville au bord d'un petit canal, "le Canal de Savy" aujourd'hui disparu. Il n'existait aucune église, aucune chapelle, aucun bâtiment, hormis une petite scierie et un moulin à eau. La grotte où l'on menait paître les troupeaux de porcs, avait reçu le nom de " tutte aux cochons".

Revenons à Bartrès, Bernadette décide de rentrer à Lourdes et de quitter ce qu'elle a même si ce n'est pas grand chose, juste la sécurité alimentaire, pour se laisser guider et combler par Dieu. Son coeur est assoiffé de Dieu. Cette soif fait que Bernadette se met en route. "Comme un cerf altéré cherche l'eau vive, ainsi mon âme te cherche toi, mon Dieu" (Ps 41,2)

Au temps de Moïse, le peuple hébreu était esclave en Egypte. Sa vie y était très dure. Il subissait beaucoup d'humiliations mais il avait de quoi vivre : " Au pays d'Egypte, quand nous étions assis près des marmittes de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! " (Ex 16,3). Et pourtant ce n'était pas suffisant. Les hébreux manquaient de l'essentiel : rencontrer Dieu en toute liberté, cheminer avec lui et lui parler. Il fallait donc tout laisser, prendre le risque de partir. Il fallait traverser la Mer Rouge et le désert pour faire alliance ( pour être en communion ) avec Dieu au Mont Sinaï.

Comme Moise et le peuple hébreu, Bernadette ignore comment se fera cette rencontre, elle ignore encore qu'il y aura l'eau de la Source et le rocher de Massabielle.

1- Un temps d'arrêt sur la route

En ce jour froid et sombre du 11 février, il n'y a rien à manger ou si peu au cachot. Trois fillettes vont le long des cours d'eau en quête de quelques débris. Arrivées à l'intersection du Canal et du Gave, elles voient en face d'elles dans un renfoncement du rocher, une vraie mine de bois et d'os, mais il faut traverser l'eau. Pour les deux compagnes, aucun problème mais Bernadette est asthmatique et sa mère lui a recommandé de ne pas prendre froid. Elle est donc obligée de s'arrêter, non loin du but. Cette minute d'impuissance n'est pas sans importance. Un vent attire son regard : devant elle la grotte s'illumine, une jeune fille lui sourit.

1- Départ de Bartrès   2- Retour au cachot   3- Première Apparition  /  11 Février 1858
1- Départ de Bartrès   2- Retour au cachot   3- Première Apparition  /  11 Février 1858
1- Départ de Bartrès   2- Retour au cachot   3- Première Apparition  /  11 Février 1858

1- Départ de Bartrès 2- Retour au cachot 3- Première Apparition / 11 Février 1858

2- Le Signe de la Croix - Le Sourire

"J'aperçus une Dame en blanc, alors je fus un peu saisie et croyant être en face d'une illusion, je me frottais les yeux mais en vain; je voyais toujours la même Dame; alors je mis la main dans ma poche, je pris mon chapelet, voulant faire le signe de la croix mais je ma mains ne put arriver jusqu'au front; alors le saisissement s'empara plus fort de moi; la Dame prit le chapelet qu'elle tenait entre ses mains et elle fit le signe de la croix. J'ai essayé une seconde fois et je le pus. Aussitôt que j'eus fait le signe de la croix, le grand saisissement que j'éprouvais disparut. Je me mis à genoux et je dis le chapelet en présence de cette belle Dame. Après avoir dit le chapelet, elle me fit signe d'approcher mais je n'ai pas osé, alors elle disparut ".

Bernadette peut maintenant le reproduire comme elle vient de le voir faire. Une grande paix envahit son âme; elle récite alors son chapelet en même temps que la Dame. Marie la rejoint et l'accompagne dans sa prière.

" La seconde fois, c'était le dimanche suivant. J'y reviens avec plusieurs petites filles. Nous prîmes à la paroisse une petite bouteille remplie de l'eau bénite et nous partîmes pour la Grotte. Arrivées là, chacune prit son chapelet et nous nous mîmes à genoux pour le dire. A peine si j'avais dit la première dizaine, j'aperçus la même Dame; alors je me mis à lui jeter de l'eau bénite tout en lui disant que si elle venait de la part de Dieu, de rester et sinon de s'en aller et me dépêchais toujours de lui en jeter. Elle se mit à sourire, à s'incliner et plus je lui en jetais et plus elle souriait. Après avoir fini de dire le chapelet, nous nous retirâmes pour aller aux vêpres; Voilà pour la seconde fois."

Au fil des rencontres avec la Dame, nous pouvons remarquer son approche douce, délicate. C'est tout d'abord une ambiance toute priante et silencieuse puis la vision met progressivement Bernadette en confiance : " elle se mît à sourire, à s'incliner et plus je lui en jetais plus elle souriait "

Ce sourire sur le visage de Marie ne peut pas laisser Bernadette insensible. Il est bien le signe témoignant la bienveillance et l'Amour, celui d'un Dieu Amour qui vient à notre rencontre avec humilité et qui invite au dialogue, à mieux le connaître. Ce sourire invite Bernadette à revenir. Le jeudi 18 février, jour de la 3 ème apparition, cette fois en compagnie d'adulte, Madame Milhet qui se fait insistante quant à l'identité de la vision. Lorsque Bernadette demande à la Dame :

" Madame, voulez vous avoir la bonté de mettre votre nom par écrit? Elle répond en bigourdan:

" Ce que j'ai à vous dire, il n'est pas nécessaire de le mettre par écrit. "

Telle une invitation à prendre le temps de se connaître et vivre pleinement la rencontre. En retour, Aquero lui demande :

" Voulez vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? "

De fait, Bernadette reviendra à Massabielle et parlera de la vision en la nommant " Aquero ", (cela) puisque cette dernière ne révèlera son nom que le 25 Mars.

" C'est la première à me dire vous " dira-t-elle, elle, la petite pauvre dont le père a fait de la prison et dont toute la famille loge dans la demeure la plus sordide. Aquero parle et lui signifie qu'elle est une personne tout à fait respectable et importante. Elle réalise qu'elle est précieuse aux yeux de Dieu, elle compte pour lui. Le Seigneur lui manifeste sa confiance. Elle reçoit la grâce d'exister en tant que personne au lieu de survivre biologiquement. Enleva pouvoir s'épanouir parce que quelqu'un l'attend. Le quotidien de Bernadette s'illumine par la puissance de l'Amour. Cette nouvelle réalité appelle à l'engagement. Par la grâce de cette rencontre surnaturelle et profondément humaine, elle peut emprunter le chemin du bonheur.

Ce qui arrive à Bernadette, c'est ce que nous sommes tous invités à vivre. Quelque soit ta pauvreté, tes épreuves, ta détresse, reste debout, ne perds pas l'espoir. Lève toi et marche!!! Dis toi que tu as du prix pour Dieu, tu comptes pour lui. Dieu s'adresse à toi aujourd'hui avec cette promesse à laquelle il restera à jamais fidèle:

" J'ai gravé ton nom sur la paume de mes mains..... tu as tant de prix pour moi !" (I saïe 49,2-16 )

Marie vient à Bernadette humblement, c'est bien ainsi que Dieu vient à nous. Lui, le Tout puissant, cependant il ne nous force pas, nous attire. Il est très habile pour incliner notre coeur mais jamais sans contrainte. Il respecte notre liberté et nous donne la capacité de répondre. C'est bien ce que révèle l'attitude de Marie face à Bernadette.

Lorsque Jésus vient à la rencontre de la femme de Samarie au puits de Jacob et lui demande de quoi boire. Il demande et instaure le dialogue, ensuite il offre lui-même la grâce d'accueillir ce qu'il veut donner. Même chose pour Zachée, Dieu s'adresse au coeur de l'homme, l'invite au changement, à une transfiguration de tout son être, quand les hommes ne savent plus comment faire pour avancer, il y a toujours une issue possible et libératrice.

Telle Marie le jour de l'Annonciation, Bernadette accepte en affirmant son " oui ". A son tour elle est chargée d'une mission. Marie se lie d'amitié avec elle mais cette belle relation qui s'instaure s'ouvre aux hommes. Bernadette est prise entre le monde de Dieu et celui des hommes. Elle saisit progressivement que celui-ci veut offrir aux hommes son intimité et le vrai visage de Dieu.

3- Prière et Pénitence

La prière n'est pas une suite de raisonnements mais l'apprentissage de l'écoute et la réponse concrète à un appel venu d'en haut.

La pénitence, c'est l'attitude de l'homme qui après conscience de son origine, ailleurs qu'en lui.

Prière et Pénitence sont l'acte d'un retournement qui consiste à regarder enfin devant soi, là où le divin appelle.

Lors de la 8 ème apparition, le 24 février, le Message de la Dame :

" Pénitence! Pénitence! Pénitence ! Priez Dieu pour les pécheurs ! "

" Elle m'a priée de bien vouloir monter à genoux et baiser la terre pour les pécheurs. " Lors des rencontres précédentes le visage de Bernadette était radieux comme illuminé par une joie intérieure mais voilà que les traits de son visage laissent entrevoir la tristesse.

Le 25 février, les mêmes gestes seront reproduits. Aquero lui dit de gratter le sol; elle gratte, repère d'abord de la boue pour finalement trouver un peu d'eau sale dans le creux de sa main, la boit et s'en barbouille le visage. Trouvant de l'herbe, elle en mange, ce qui a de quoi surprendre les trois cents personnes présentes et interloquées par un tel comportement.

1- Pénitence! Pénitence! Pénitence                            2- La Source
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1- Pénitence! Pénitence! Pénitence 2- La Source

Lors d'une conférence le Père Horacio Brito explique très bien la profondeur du Message :

" Marcher à genoux jusqu'au fond de la grotte, c'est le geste de l'incarnation, de l'abaissement de Dieu fait homme. Et Bernadette embrasse la terre pour signifier que cet abaissement est bien le geste de l'amour de Dieu pour les hommes."

" Manger de l'herbe qui poussait au fond de la grotte : les juifs, dans l'Ancien Testament,lorsqu'ils voulaient signifier que Dieu avait pris sur lui toutes les amertumes, tous les péchés du monde, ils tuaient un agneau, le vidaient, le remplissaient d'herbes amères et prononçaient sur lui cette prière qui est passée dans la liturgie de la Messe: Voici l'Agneau de Dieu qui prend sur lui, qui enlève toutes les amertumes, tous les péchés du monde "

" Se barbouiller la figure : le prophète Isaïe, lorsqu'il parle du Messie, du Christ, le montre sous les traits su Serviteur souffrant. Parce qu'il portait sur lui tous les péchés des hommes, son visage n'avait plus figure humaine, comme un mouton que l'on conduit à l'abattoir et sur son passage les gens se moquaient de lui "

A la grotte, Bernadette est défigurée par la boue et la foule crie :

" Elle est devenue folle ".

4- La Source

Progressivement, la grotte, désencombrée de sa boue, laisse entrevoir un filet d'eau limpide, transparent. Cette source jaillissante au fond de la grotte est un rappel du Sacrement du Baptême. Elle nous invite à faire mémoire de notre propre baptême.

Ainsi, la découverte de la Source, s'accompagne d'attitudes, de gestes, une façon par laquelle Dieu transmet son message aux hommes.Ainsi, de la 8 ème à la 11 ème apparition nous est révélée la grâce d'être enfant de Dieu par le Baptême. Elles nous apprennent également comment on peut retrouver cette dignité si nous avons le courage de nous engager sur le chemin de la conversion, de la réconciliation par le sacrement du pardon.

C'est accueillir ce message de façon personnelle comme Bernadette :

" Tu es mon fils, ma fille bien aimé(e) en qui j'ai mis tout mon amour (Mc 1,11)

" En Jésus Christ, vous êtes tous fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le Baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ; il n'y a plus ni juif, ni païen, il n'y a plus ni esclave, ni homme libre, il n'y a plus homme et femme car tous, vous ne faîtes plus qu'un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, c'est vous qui êtes la descendance d'Abraham; et l' héritage que Dieu lui promis." (Ga 3, 26-29)

Seigneur, par la Baptême,

tu nous a fait entrer dans ton royaume.

En Bernadette, ce Baptême a porté

des fruits de sainteté.

​Que notre pèlerinage en ce lieu nous renouvèle

dans la grâce de notre Baptême.

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Amen

5- Messagère des appels du ciel

Depuis que la source s'est mise à couler à la Grotte de Massabielle, des foules considérables y sont attirées.

En ce début de mois de Mars : 2 mars, (13 ème apparition.), La Dame demande:

" Allez dire aux prêtres qu'on bâtisse ici une chapelle et qu'on y vienne en procession. "

Bernadette en parle à l'abbé Peyramale, curé de Lourdes mais celui-ci ne veut savoir qu'une chose, le nom de la Dame. Il exige une preuve : voir fleurir le rosier de la Grotte en plein hiver. Chaque jour la jeune lourdais se rend du village à la grotte et de la grotte au village, porteuse de toutes les exigences de l'abbé Peyramale puis messagère des appels du ciel.

" Je demandais à la Dame son nom de la part de Monsieur le curé mais elle ne faisait que sourire. De retour, je fus chez Monsieur le curé, lui dire que j'avais fait la commission mais elle n'avait aucune réponse qu'un sourire. Alors il me dit qu'elle se moquait de moi et que je ferais bien de ne pas revenir. "

La vision insiste pour avoir une chapelle: un chemin est tracé, un lieu de rassemblement. Un peuple est convoqué pour imiter la démarche de Bernadette et redécouvrir à son tour les deux dimensions de la rencontre, celle des frères et celle de Dieu.

La procession et la chapelle demandées sont indispensables pour attirer, hors des sentiers battus, des pauvres gens qui s'enlisent au fond de leurs impasses mais il s'agit d'en faire un peuple de vivants. Il s'agit de leur proposer de construire et d'habiter le temple qui n'est pas fait de mains d'hommes, la demeure de l'Esprit.

C'est bien en la chapelle signe visible de l'Eglise que les hommes pourront reconnaître la présence de cet Autre monde. L'appel à la construction de la Chapelle et l'invitation aux fidèles à venir en procession continuent bien cette catéchèse céleste avec l'église qui réunit les pécheurs, enfin réconciliés et intégrés à la famille de Dieu dans sa maison.

Nous devons bien saisir que la vérité précède l'homme et celui-ci est appelé à prendre conscience que l'initiative vient de Dieu. Venir en pèlerinage c'est se rendre à un sanctuaire comme à une source de grâces et de faveurs divines.

Bernadette reçoit de Marie la vérité de tous son être et elle l'accueille, ainsi les spectateurs sont conviés à la même démarche.

6- Les Autorités Civiles

Cette place d'entre deux monde ne semble pas vraiment confortable puisque déjà le 21 février à la sortie de la messe :

" Le premier dimanche de la quinzaine, comme je sortais de l'église, un valet de la ville me prit par le capuchon et me commanda de la suivre. Je le suivis et chemin faisant, il me disait qu'on irait me faire voir la prison. J'écoutais en silence et nous arrivâmes ainsi chez le commissaire de police. Il me fit passer dans une chambre où il était seul, m donna une chaise et je m'assis. Ensuite il prit du papier et me dit de lui raconter ce qui s'était passé à la grotte. Je le fis. Après avoir mis quelques lignes telles que je lui avait dicté, il mettait d'autres choses qui m'étaient étrangères. Puis m'ayant dit qu'il allait m'en faire lecture pour voir s'il était trompé, j'écoutais attentivement. Mais à peine avait il lu quelques lignes qu'il y avait des erreurs alors je répliquais vivement :

" Monsieur, je ne vous ai pas dit cela "

" Alors il se mettait en colère en assurant que je ne lui avais pas dit cela, il allait un peu plus loin et recommençait. C'était toujours la même répétition. Je suis restée là pendant une heure ou une heure et demie..."

Déjà, au premier dimanche de la quinzaine , ce 21 février, Bernadette doit rendre des compte aux autorités civiles, contrainte de raconter. Dans une petite ville comme Lourdes, les gens parlent et tout se sait. L'atmosphère de la rencontre semble si différente. Les gestes et propos du représentant de la ville sont si loin de l'invitation au dialogue chaleureux, bienveillant et du sourire de Marie.

D'une part la retenue par le capuchon en dit long sur la suite des évènements et d'autre part le contenu de l'entretien avec le commissaire Jacolet ne laisse aucune place à la vérité mais à la falsification. Bernadette est considérée comme quelqu'un qui sème le trouble et qu'il fait remettre sur le droit chemin.

Bernadette a simplement retransmis ce qu'elle a vu mais de nombreuses erreurs la heurte, elle s'efforce alors à reprendre le commissaire en insistant bien. Il essaie de prendre Bernadette en flagrant délit de contradiction mais c'est impossible.

" Non, Monsieur...... vous m'avez tout changé "

" Si tu avoues, j'arrange cela en famille et tu n'en n'entendras plus parler, sinon je dresse procès verbal "

Elle se tait puis :

" Monsieur , faites comme vous voudrez "

Elle restera sur sa position. La mauvaise foi du commissaire veut prendre au piège la fillette qui s'est efforcée de traduire fidèlement ce qu'elle a vu. Elle expérimente aussi la force de Dieu qui la maintient dans la vérité, loin du mensonge, de toute impureté dans son témoignage. Cette force de Dieu l'a soutenue pour qu'elle reste pure et vraie. Désormais, elle pourra affronter le procureur quelques jours plus tard et ainsi tous les assauts des hommes.

Bernadette témoigne :

" Je dis la vérité "

Elle retransmettra ce message authentique à beaucoup de personnes cet été 1858.

7- La Vision révèle son Nom

Le 25 mars, Jour de l'Annonciation ( 16 ème apparition ), la vision révèle enfin son nom mais le rosier ne fleurit pas. Bernadette raconte :

" Elle leva les yeux au ciel, joignant en signe de prière ses mains et me dit " :

" Que soy era Inmaculada Counceptiou "

En cette matinée du 25 mars, Bernadette n'est pas en mesure de réaliser tout le poids de ces paroles. Elle est donc appelée à rejoindre Marie en ce lieu, le lieu de l'accueils mutuel de Dieu et de l'Homme, et des hommes entre eux, le lieu de l'Alliance, la Source de la Vérité. Elle part en courant et répète sans cesse sur le chemin des mots qu'elle ne comprend pas. Des mots qui troublent le brave curé.

A partir de ce jour le message de Lourdes est livré.

" Je suis l'Immaculée Conception "

Cela veut dire qu'elle un jaillissement de vie, qu'elle est continuellement conçue par le Père et Le Fils.

La Trinité Sainte veut en effet une Mère Immaculée digne du Fils et qui Lui soit associée dans la grande oeuvre de la Rédemption et la marche de l'Eglise " en procession "vers le Royaume.

Le Père ne cesse de concevoir Marie pour qu'elle soit la Mère de son Fils. Elle est continuellement conçue dans cette embrassement du Père et du Fils. Le Père donne à son Fils, une Mère. L'Esprit Saint descend dans cet embrassement.

Marie est apparue sur la route de Bernadette, qui revenait de Bartrés pour suivre son catéchisme et faire sa première communion. Marie ne supprime pas cette perspective, mais l'éclaire et lui donne tout son sens. Ce qui pourrait être une démarche un peu superficielle d'intégration à l'Eglise et à la société devient une mission intérieure et divine. Ainsi les chrétiens eux-mêmes conviés à prendre le bâton de pèlerin, entrent dans l'Aujourd'hui d'un Dieu actif, qui ne peut supporter que son peuple se disperse ou s'endorme.

Les apparitions de Lourdes ont lieu essentiellement pendant le temps du carême. L"Abbé Peyramale dont les paroles de la Vierge Marie ont pacifié le coeur affirmait que le Carême de 1858 fut prêché à la Grotte de Massabielle. Lorsque le Pape Pie IX en eut connaissance, il en pleura, lui qui avait proclamé le dogme de l'Immaculée Conception quatre ans auparavant.

1- Interrogatoire                    2- Une Chapelle et Procession                     3- Révélation du Nom
1- Interrogatoire                    2- Une Chapelle et Procession                     3- Révélation du Nom
1- Interrogatoire                    2- Une Chapelle et Procession                     3- Révélation du Nom

1- Interrogatoire 2- Une Chapelle et Procession 3- Révélation du Nom

7- La Lumière

La clarté des apparitions se situant en Carême, elle oriente vers la lumière de Pâques. La Vierge se montre durant quinze jours. Par deux fois, le mardi 23 février et le mercredi 7 avril 1858, La flamme de ce cierge passe au travers des doigts de Bernadette sans la bruler. Ainsi, les cierges à la grotte, c'est nous, transformés en Christ dans le sein de Marie, sous l'action de l'Esprit Saint.

" Je suis la lumière du monde"," Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie " (Jean 8, 12). La vie du chrétien est celle du Christ ressuscité, il participe à la fécondité de Dieu. " Qui boira de l'eau que je lui donnerai, n'aura plus jamais soif; l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante en vie éternelle" Jn 4,14

Le chrétien devient témoin et messager de l'Esprit, porteur de Dieu même, en vrai disciple de Marie qu'il apprend à être.

L'eau et les cierges de Lourdes sont deux signes matériels qui veulent nous faire communier à la vie de Dieu.

A Lourdes, avec Marie, les pèlerins, les plus pauvres, les malades, sont conduits au coeur de la foi, le Christ lui-même.

Selon les mots du Pape Pie X : " Ce sanctuaire rayonne, à la face de l'univers catholique, tout à la fois comme le centre du culte marial et comme le trône le plus glorieux du mystère eucharistique." Ce mystère n'est pas une lumière venue d'en haut mais une clarté qui jaillit de l'obscurité de la terre, une transformation des corps défigurés. Les yeux et le coeurs sont rendus sensibles à l'appel qui leur est fait : " Changer de vie ", " accueillez vous aussi le don qui vous est fait, que la terre entière, à la suite du pain et du vin consacrés à la messe, puisse répondre à sa vocation, qu'elle devienne eucharistie. Corps du Christ et temple de l'Esprit, lieu de vie pour les plus petits de nos frères ".

En prière à la Grotte, aux piscines, à la communion ou au passage de l'hostie, des malades peuvent être merveilleusement guéris. Marie et Jésus, le Christ et l'Eglise ici ne font qu'un dans l'unique Esprit qui restaure la vie des frères rassemblés.

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